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Résumé d'une journée EXTRAORDINAIRE |
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Résumé d'une journée EXTRAORDINAIRE Dimanche 15 Juin 2008, 5H45 du Mat. Un réveil brumeux après une nuit sans sommeil, une douche réparatrice, un café corsé et un "enfilage" précautionneux de ma nouvelle tenue de supporter.
Résumé d'une journée EXTRAORDINAIRE
Dimanche 15 Juin 2008, 5H45 du Mat. Un réveil brumeux après une nuit sans sommeil, une douche réparatrice, un café corsé et un "enfilage" précautionneux de ma nouvelle tenue de supporter. Un dernier contrôle de mon sac à dos, une ultime vérification pour s’assurer que tout est en ordre et sans oublis dans mon véhicule. Les voisins et amis sont là prêts à embarquer direction le parking de Laxou actuellement désert mais plus pour très longtemps. Certains membres du Club des supporters sont déjà là, sans doute plus matinaux que moi. Après installation du fléchage pour parquer bus et voitures, nous déplions provisoirement une petite table afin de proposer à la meute de supporters, les quelques 300 trompettes 'tueuses d'oreilles" venue renforcer leur congénères bien habituées à Gentilly, mais peu habituées au déplacement. A croire que leur douce musique nous manquait, car il fallut les essayer une à une, le froid les ayant rendues quelque peu flémardes ce matin là. Sitôt les premiers arrivants, ce fût la razzia totale, comme si le public connaisseur de Bercy, après 3 tentatives pour autant d'échec, avait enfin pris conscience du bruit nécessaire que demande le POPB pour se faire entendre ! Listage des gens, premiers embarquements, distribution du kit du parfait supporter et ce, jusqu'au dernier bus à partir... le nôtre, celui des G.F.O.D.B.D.C.D.S.S.N.B. (Gentils et Formidables Organisateurs Déplacement à Bercy du Club des Supporters du Sluc Nancy Basket). Un Nancy-Paris bien connu, où les habitués de nos déplacements se retrouvaient à nouveau pour partager ensemble ces moments rares d'amitié et de passion qui nous réunissent. Places peu confortables, écrans TV qui ne veulent pas fonctionner, bière à volonté entre deux lectures des pages sports de l'ER, bref rien de plus ordinaire dans la vie de nomade d'un supporter suivant son équipe sur les routes Françaises, voir Européennes. Rien ne semblait différent des autres déplacements vers la finale à Bercy, sauf peut-être une chose peut-être anodine : Notre Etat d'esprit, notre façon d'aborder ce match à venir. Sous l'impulsion de notre Maître du Web Lionel et dans une sorte de Thérapie de groupe sur le thème : "Vous êtes des Winner's", la confiance dans notre équipe, l'esprit de conquête du Grâal pénétrait chacun de nous. ON NE POUVAIT PAS PERDRE - ON SERA CHAMPION. La preuve se trouvait dans la soute du bus, bien au frais, les bouteilles de champagne en pétillaient d'avance. Pourquoi y aller si c'est une certitude ? Et pourquoi pas, parce qu’il ne fallait pas manquer ce rendez-vous avec l'histoire du Sluc Nancy Basket. Savourer et partager TOUS ENSEMBLE ce très grand moment de bonheur. Un petit arrêt bien connu à Sommesous, le temps de soulager nos petites vessies (c'est l'effet bière) et le temps à notre chauffeur de réparer la Tv et nous voilà repartis avec le désormais classique karaoké suivi du visionnage de la Belle des 1/2 Sluc-Asvel, juste histoire de revoir ce match référence avant la grande finale. Encore quelques kilomètres de bitume et bientôt l'odeur du périphe viendra titiller nos narines. Bientôt les premiers bouchons, le long convoi de bus nancéiens est en approche le long de la seine. Finalement le voyage est passé si vite que l'un d'entre nous en avait oublié d'écouter son corps et c'est sa vessie pleine avec les première souffrances abdominales qui augmenta encore le ton et l'ambiance avec un moment plus drôle pour nous que pour lui lorsqu'il dû profiter d'un arrêt plus long pour descendre et se soulager "discrètement" sous le regard des 68 passagers de notre bus.
Les vertes pentes de Bercy étaient là, à deux pas de nous. Le débarquement pouvait commencer. Vidage de la soute avec pour chacun d'entre nous la charge de transporter Drapeaux, T-shirts, Tambours et autres Tap-Taps. Puis ce fût l'arrivée sur les jardins de Bercy où se côtoyaient déjà Blancs et rouges, Blancs et Bleus. Rencontres musicales et animées entre supporters de Roanne, Poitiers, Besançon et Nancy. Chants, Bruits de trompettes, Rythmes de tambours, séances de maquillage improvisées et puis la lente marche vers les portes du POPB. Le seul bémol de cette journée : l'accès à la salle. Entre contrôle des billets, filtrage aux différentes entrées et placement par ouvreuses interposées et imposées, il n'y a pas à dire les gens de Bercy n'ont aucune notion du public basket ! Tout ça pour se retrouver à seulement quelques minutes du match avec à peine le temps de respecter l'hymne national chanté un peu étrangement en canon. C'est en accélérer que les tap-taps rouges se gonflèrent, que les drapeaux et la banderole des joueurs se déplièrent et que nous entrons enfin dans le match. Tribunes quasiment pleines de blanc, rouge et bleu, salle géante où la finale sur un match sec, si justement décriée, allait commencer. Un départ Saylersien, une mise en jambe Roannaise juste le temps que Nancy embraye et passe en mode VICTORIEN. D'un bout à l'autre du terrain les blancs et rouges ont la bonne agressivité, le bon tempo tandis que Roanne se cherche et se cherchera du reste tout au long du match. La faute à qui ? A Roanne, qui a perdu son collectif ou à Nancy, dont le jeu déjà aperçu au match 3 des demies faisait merveille ? Peut-être aurait-on souhaité un match serré, se jouant sur la dernière possession ? Mais la hargne, l’envie, le physique, la technique et l adresse du bloc Nancéien nous a permis de vivre l'espace d'un quart-temps un plaisir partagé entre les 3500 supporters au son des "Tous ensemble" ou encore "Allez Nancy, allez" avec dans nos gorges déployées l'émotion d'une finale maitrisée et d'une victoire sans nulle autre pareille. Alors qu’a Gentilly, et par trois fois à Bercy, nous nous époumonons, nous nous égosillons pour entrainer le public avec nous, là les chants partaient seuls, de toutes les travées, et se déversaient dans Bercy jusqu’aux rangs du public roannais.
Bien sûr c'était beau d'y croire avant mais c'est tellement mieux de vivre et de goûter avec délectation cette Victoire du SLUC. Les images du banc debout, sautillant de partout, de M. Fra les bras au ciel, des cinq hommes sur le parquet fous de joie et ivres de bonheur resterons à jamais gravées dans ma tête. De plus elles feront la une des journaux régionaux télévisés et écrits, et des revues spécialisées. L’émotion au coup de sifflet final était telle que des larmes de bonheur envahissaient le visage de la plus part de mes voisins. Les embrassades succédaient aux étreintes, aux claquements de mains. Le public nancéien pouvait une nouvelle fois après la KORAC 2002, entonner, sur l’air des lampions l’hymne réservé au vainqueur « ON EST LES CHAMPIONS ». Les images des finales perdues, de nos anciens joueurs abattus en larmes ou dépités nous revenaient également et on ne pouvait pas s’empêcher de penser à eux. Aux : Max, Tariq, Deron, Dan, Ricky, Meir, Cédrik, Marques, Vincent, Moussa, sans oublier Jean-Jacques Eissenbach et surtout Bernard notre cher copain qui n’aura pas eu cette joie de connaître cette saveur particulière qu’est un titre de champion de France ramené à Nancy. Oui on repense à eux dans ces moments merveilleux on repense aussi à tous ceux qui, un jour, sont passés par le SLUC, on voulait leur dire simplement que cette victoire est aussi la leur. C’est grâce à eux si le Sluc en est arrivé là aujourd’hui, même si eux non pas eu l’immense bonheur de soulever la coupe. Ils ont été les fondations du club et ont écrit les premiers chapitres de cette belle histoire. La sortie du POPB fût elle aussi extraordinaire, têtes droites et rayonnantes de bonheur, bras dessus-dessous, démarche assurée et torses bombés, chants, cris, concert de trompette à tout va, la cohorte de nancéiens pouvait retourner, sous la haie d’honneur formée par les roannais, dans le parc de Bercy. La rencontre avec quelques joueurs nancéiens amplifia encore notre joie. Les quarante cinq minutes à attendre que le bus sorte du parking souterrain de Bercy passèrent comme une lettre à la poste. Tout comme le retour vers Nancy. Alors que beaucoup refaisaient le match, épluchaient la feuille de statistiques, les bouchons de champagne quittaient avec précipitations leur bouteilles ; le délicieux et symbolique breuvage parcourait alors les gorges encore tout enflammées des 69 passagers du bus. Malheur à celui, qui, dans notre bus, auraient souhaité se détendre, ou se reposer. Comme dans Bercy les chants partaient de tout les cotés. L’avant du bus, souvent plus calme et posé, rivalisait avec l’arrière du bus, même les passagers du milieu essayaient de ce faire entendre. La » holà » impossible à lancer dans Bercy fut magnifique dans le bus.
C’est sous les klaxons des voitures quittant le parking que nous arrivons à Nancy. Le temps de transférer du bus aux voitures particulières tout notre attirail le parking se vidait à vitesse grand V et beaucoup plus vite que le matin même. Bien décidé à continuer à faire la fête et malgré l’annonce du report de la présentation des joueurs au lundi soir, nous nous retrouvons place STANISLAS afin de respecter quelques promesses faites en cas de victoire. Arrivés par la Place de la Carrière, c’est en franchissant la Porte Héré que nous découvrîmes notre splendide Place Stanislas parée de Lumières rouges et blanches, tel un joyau illuminé de mille feux. Comme si elle aussi souhaitait participer à la fête. Nancy, Ville championne de France, Stanislas brille en ce jour à travers tout l’hexagone. Les eaux froides de la fontaine AMPHIRITE, accueillirent d’abord un, puis deux, puis trois, puis quatre parieurs fous en tenues légères aux chants des « on est les champions ». Il fallait bien cela pour montrer notre joie et la juste récompense de toutes ces années investies dans notre passion. La soirée s’acheva par le traditionnel verre de l’amitié sur cette place Stanislas à demi endormie, et qui demain accueillera près de 3000 personnes venues féliciter nos valeureux héros.
Merci : Christian, Jean-Luc, Cédric, les kinés, le Staff, Daniel, Roger Merci aux joueurs : Cyril, Ricardo, Jeff, Mike, Victor, Pape, Zabian, Roger, TJ, DJ, Mathieu, Guy-Marc.
Jean-Pierre et Jean-Paul |
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